Une soixantaine d'associations ont répondu l'appel de l'associatino Stéphane Lamart en se rassemblant devant le siège social du Bon Coin. Ils désirent en effet la fermeture de la rubrique "animaux" sur le site de vente en ligne, ce qui le point de départ de bien trop de souffrances. Pour l'association,ces boules de poils sont vendus vulgairement : on leur reconnait le statut d'être sensibles mais d'un autre côte on les vend comme de objets de consommation. Le site de petites annonces est en effet une zone de non-droit ou les intentions des vendeurs et des acquéreurs demeure floue. De sinistres événement ont eu lieu ces dernières semaines : un chien vendu sur le Bon Coin a été pendu sur un balcon et battu à mort à Paris,un autre volé à Rennes pour être revendu sur le site...Une preuve que ces animaux ont été achetés sans que les motivations et engagements des acheteurs n'aient fait l'objet de contrôle, ce qui devrait normalement être le cas (désormais, tout personne souhaitant acquérir un animal doit signer la charte du maitre responsable)
De plus il est souvent impossible de reconnaitre la provenance des animaux vendus sur le site et les annonces sont régulièrement falsifiées avec de faux numéros d'identification et de SIREN étant donné qu'il n'existe pas de contrat de cession (opération au cours de laquelle un contractant cède sa qualité de partie au contrat à un tiers avec l'accord du cocontractant).Il est alors impossible pour l'acquéreur de se retourner contre le vendeur en cas de dol (tromperie volontaire). Le Bon Coin participe donc indirectement à la maltraitance, à l'abandon et au trafic des bêtes domestiques. Au moment de l'adoption de la loi contre la maltraitance animale par l'Assemblée nationale au mois de janvier, une charte d'engagement ayant pour but de responsabiliser les utilisateurs a été signée avec le Bon Coin. L'association Stéphane Lamart estime que cela ne marche pas et que trop d'animaux maltraités viennent de ce genre de plateformes de ventes en ligne.
Cependant les responsables du site de petites annonces refusent de suprimmer la rubrique "animaux" estimant qu'elle fait partie de son historique. Or ce genre d'annonce représentent moins de 1% du total et ne pourrait donc entraîner un véritable impact économique pour l'hébergeur. Toujours d'après l'association Stéphane Lamart, il "suffirait" de rendre les annonces payantes afin de lutter contre le trafic mais le site ne semble pas vouloir prendre de responsabilités. La solution la plus radicale serait donc d'interdire les particuliers de mettre des annonces d'animaux en ligne et de laisser cette opportunité aux refuges et associations avec un véritable suivi derrière. Interdire les annonces entre particuliers pourrait peut être aussi contraindre les propriétaires à sterilizer leurs animaux, à défaut de pouvoir facilement les céder à autrui. L'association prévoit d'envoyer prochainement un courrier aux députés afin d'étendre cette demande et soutiendra le 7 juillet un rassemblement lancé par le parti animaliste afin que la proposition de loi contre la maltraitance soit enfin examinée par le Sénat
source : peuple-animal.com (anciennement animaux-online.com)
